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Nos Impressions post-« Half Blood Prince »

Disclamer : Il ne s’agit pas d’un article a proprement parlé, et cela marque, il faut le reconnaître, une certaine rupture avec ce que nous tendons originellement à faire pour bezoard.com. Les mots qui vont suivre sont garantis SANS SPOILERS d’aucune sorte. Si une phrase vous apparaît « bizarrement » tournée et vous semble avoir un sens caché, détrompez-vous, il ne s’agit certainement que d’une futile tentative de ma part d’intégrer dans mon texte une quelconque figure de style.

Parler d’un livre sans en aborder l’intrigue de près comme de loin se révèle être une tâche bien plus ardue qu’il n’y paraît. Et mettre à plat ses sentiments et impressions, suite à la lecture de ce petit bijou de la littérature qui n’est plus, il faut bien l’admettre, pour enfants, n’en est pas moins plus facile. Parlons donc franchement et à cœur ouvert de ce nouveau livre qui ne peut pas vous décevoir mais au pire vous dégoûter.

À chaque sortie d’un nouveau tome, un monde nouveau s’offre à nous. Le Sixième n’a pas failli a cette règle : « Harry Potter and The Half Blood Prince », titre mystérieux, Histoire mystérieuse.

Le Tome 5 nous avait laissé sur notre faim et n’avait pas, il faut le reconnaître, répondu à toutes nos attentes. La fin de la saga approchant, il nous fallait des réponses, il fallait que l’on avance. Le Sixième est le tome non pas des réponses mais des révélations. Oubliez les fausse vérités telle la prophétie dont on se doutait depuis environ déjà six livres, place aux véritables annonces, celles qui chamboulent et renversent nos acquis et certitudes.

Nous étions et sommes habitués à une certaine régularité dans les livres, certains éléments, certaines actions revenant inexorablement tels des leitmotivs. Ces événements communs aux livres nous les avons adorés, nous les avons chéris et attendus, mais le Sixième est différent, il renverse tout, finis les us et coutumes que nous avons eut trop tendance à assimiler, la nouveauté, la révolution est bel et bien le maître mot de ce nouvel opus qui n’est décidément comme aucun de ses prédécesseurs. Oubliez les habituels rappels de ce qu’est un Moldu ou un Sorcier, évoluons dorénavant avec JKR sur la voie du destin et de l’authenticité.

On n’analyse pas le tome 6 à la première lecture, on le subit. Les pages défilent toujours plus vite, ne nous laissant successivement qu’une centaine de pages restantes, puis une cinquantaine ; on guette la fin, on attend la fin tout en la redoutant. Oubliez vos acquis, oubliez vos certitudes et préparez vous à voyager au-delà de tout ce que vous aurez pu imaginer. Découvrez, redécouvrez le nouveau monde Harry Potter, découvrez un Voldemort à la puissance retrouvée, des Mangemorts à la volonté inébranlable, un Dumbledore fidèle à lui-même, une Rowling inégalée. Préparez vous à marcher loin, aussi loin que vous le pourrez, sur la route de la Magie et de la Vérité.

Les débats sont dorénavant accès «Authenticités» et non plus «Supputations». Finies les questions ‘« Qu’est devenu la moto de Sirius ? »’, place dorénavant au pourquoi du comment et ses conséquences. Ne vous attendez plus à débattre de l’alcoolémie chez les sorciers ou de leur religion, dorénavant nous arguerons autour de questions autrement plus importantes.

Oubliez les détails, les interrogations « marrantes » mais pas « importantes ». Place à la vérité et à la remise en question. Oubliez ces détails sans importance auxquels vous étiez habitués. Place aux annonces. C’est donc dans ce contexte de renouveau que s’inscrit le Sixième, il est la rupture entre le « monde HP avant » et le « monde HP après », oubliez la résurrection, la renaissance de Voldemort, oubliez la mort de Sirius, oubliez ces événements obligatoires bien que traumatisants, préparez vous à être confrontés à la vérité énoncée par Rowling elle-même.

Certains mots, certaines phrases, certaines pages vous renversent aussi aisément que qu’une plume par une bourrasque. Certaines pages contiennent des faits qui dépassent notre imagination et surtout notre acception. Nous refusons parfois ce que nous venons de lire comme on accepte et en assimile d’autre. Le Sixième ne fait pas les choses à moitié, vous passez du rire aux larmes en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, des situations cocasses deviennent en l’espace d’un instant dramatiques ; des acquis, des fondements sont balayés, des bases détruites. Tout est différent, bien trop différent. Oubliez tout, du Harry capricieux au Dumbledore omnipotent, tout sera bouleversé et rien ne sera jamais plus pareil.

Malheureusement, la route que veut nous faire emprunter JKR nous semble bien trop abrupte, le cheminement bien que visible n’en reste pas moins sembler inaccessible. La lueur au bout du tunnel est toujours bel et bien allumée mais son éclat ne se ferait-il pas moindre ? les zigzags qui y conduisent de plus en plus sinueux ? Non, décidément il reste à Harry un trop gros bout de chemin à parcourir. Jamais la fin de la saga n’aura été aussi proche, jamais le chemin qu’il reste à parcourir à Harry n’aura été autant semé d’embûches, jamais autant de choses ne lui auront fait défaut et jamais nous n’aurons autant craint qu’il n’ait les épaules pour les assumer et quand vous saurez ce que nous savons vous en douterez tout autant.

Jamais un tome n’aura (lorsque l’on côtoie les forums « T6 Spoilers ») fait couler autant d’encre en si peu de temps. Le livre à peine sorti, les premières critiques font leurs apparitions : magie disparue, texte non relu, moins bien que les autres, génialissime, le meilleur des Six, incomparable. Les critiques ne mâchent décidément pas leurs mots, disons ce qui est : Le Sixième ne fait pas dans la demi-mesure, et nous, avons choisi la nôtre :
Le Meilleur des Six et contrairement à ce que certaines osent dire : Rien A été Bâclé. (:-p)